lundi 24 août 2026

Camion voyageur


Tout a démarré avec un petit jouet représentant un camion-poubelle retrouvé dans le grenier de la maison de mon enfance. Ses qualités esthétiques et ses couleurs vives semblaient m’inviter à le peindre alors que je l’observais avec curiosité. Il m’a fallu quelques années avant de répondre positivement à cette invitation artistique, le temps de trouver l’inspiration. J’ai commencé par le représenter au bas d’une page, en me permettant quelques libertés par rapport à son aspect réel. Puis, j’ai laissé reposer quelques jours ma création, histoire de faire travailler mon imagination et trouver des idées pour poursuivre cette aquarelle. C’est en triant les photos réalisées lors de notre voyage estivale en Norvège que j’ai finalement trouvé la clé : j’empilerai sur ce camion coloré différents éléments qui apparaissent sur celles-ci. On y voit pêle-mêle : un poisson représenté par un tableau de Klee exposé à Hamburg, des fleurs du folklore norvégien, des bateaux si courants en Norvège, les baies sauvages qui ont nous ont tant régalé, des sculptures et motifs vikings, un de ces méduses magnifiques qui ont ruiné nos multiples possibilités de baignades, un ancien silo transformé en maison de vacances, un poisson en mosaïques décorant une fontaine d’Oslo, des drapeaux ornant un bateau, etc. etc.  

Les traits noirs du camion (réalisés à l’encre de Chine) symbolisent le réel, en contraste avec les éléments norvégiens réalisés à l’aquarelle sans contour précis, ce qui évoque le monde des rêves. Ceci traduit une impression que je ressens lorsque je me plonge dans les souvenirs d’un voyage passé : ce dernier semble se faire engloutir par le monde des rêves au fur et à mesure que le temps m’en sépare. Avec au final ce sentiment que ce périple passé n’a pas vraiment eu lieu dans le monde réel.

Enfin, cette aquarelle illustre le lien entre le monde adulte et notre enfance, avec un petit rappel de la nécessité de conserver une part de son âme d’enfant (qui a tendance à revenir à la surface lors de mes voyages). Un rappel de la nécessité de réenchanter un monde réel qui s’est assombri ces dernières années. En somme un appel à l’optimisme.

Techniques : aquarelle + stylo encre de Chine Faber-Castell + stylo gel blanc Uni-Ball Signo sur papier aquarelle Canson Montval 24 x 32 cm (200g/m2).

 

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It all started with a small toy garbage truck found in the attic of my childhood home. As I studied it with curiosity, its aesthetic qualities and bright colors seemed to invite me to paint it. It took a few years—time to find the right inspiration—before I finally answered that artistic call. I began by sketching it at the bottom of the page, taking a few liberties with its actual appearance. Then, I let the piece sit for a few days, allowing my imagination to work and ideas to surface for continuing the watercolor. I finally found the key while sorting through photos from our summer trip to Norway: I would stack various elements from those pictures onto the colorful truck. They included a jumble of things: a fish depicted in a Klee painting seen in Hamburg; Norwegian folk-style flowers; the boats so common in Norway; the wild berries we had so enjoyed; Viking sculptures and motifs; one of those magnificent jellyfish that had ruined so many of our chances for a swim; an old silo converted into a holiday home; a mosaic fish adorning a fountain in Oslo; flags decorating a boat; and so on.

The truck’s black outlines (drawn in India ink) symbolize reality, contrasting with the Norwegian elements—painted in watercolor without precise outlines—which evoke the dream world. This reflects a feeling I experience when immersing myself in memories of a past journey: the trip seems to be swallowed up by the dream world as time separates me from it, ultimately leaving the impression that the voyage never truly took place in the real world. Finally, this watercolor illustrates the connection between the adult world and our childhood, serving as a gentle reminder of the need to hold onto a piece of one’s inner child—a side of me that tends to resurface during my travels. It is a reminder of the need to bring a sense of wonder back to a real world that has grown darker in recent years. In short, a call for optimism.

Techniques: watercolor, Faber-Castell India ink pen, and Uni-Ball Signo white gel pen on Canson Montval watercolor paper (24 x 32 cm, 200 gsm)

 

jeudi 13 août 2026

Pélican créateur de poissons


Techniques : aquarelle Royal Talens + acrylique Amsterdam +  stylo encre de Chine Faber-Castell + stylo gel blanc Uni-Ball Signo + Posca 

Support : papier Acrylic Canson 24 x 32 cm 400g/m2.

 

dimanche 2 août 2026

Carnet de voyage - Norvége

 

Pour la partie gauche, je me suis inspiré des motifs de frises d’argent et des couleurs de ceintures en textiles provenant de la Norvège de l’ouest (6ème siècle après JC).

Les figures en bas à droite s’inspirent d’une sculpture en bois viking vue au Musée archéologique de Stavanger.

Les autres éléments noir-jaune-turquoise-blanc sont visibles sur la splendide église de bois du Musée folklorique d’Oslo. Ses parties les plus anciennes datent du 13ème siècle. Construite dans la ville de Gol, elle a été démontée et reconstruite dans la capitale à la fin du 19ème siècle par le roi Oscar II.

Enfin, le dragon central dont les formes anguleuses dénotent avec le reste du dessin est inspiré par un  des nombreux origami décorant un bar de Bergen.

Techniques : stylo encre de Chine, stylo gel doré/argenté et Posca. 



Un bâtiment particulièrement inspirant du camping de Bakaåno.



"Le Cri" de Munch version goéland.

Helgeroa Marina.

Ces oiseaux marins (très bavards) sont un élément à part entière de la splendide architecture norvégienne.



Bateau qui vendait des burgers de poisson à Tvedestrand.

J'y ai ajouté des motifs inspirés par les runes vikings, des motifs floraux du folklore norvégien et une proue de drakkar dans mon propre style.

Aquarelle + stylo encre de Chine + Posca + stylo gel blanc.